LE CAIRE, 10 sept 2008 (AFP). Les deux co-présidences française et égyptienne de l’Union pour la Méditerranée (UPM) ont décidé mercredi de lancer les études préalables au marquage des cuves des navires, afin de lutter contre les dégazages sauvages, a indiqué au Caire le ministre français du Développement durable et de l’Energie Jean-Louis Borloo.
« Nous avons décidé de lancer les études de faisabilité sur le marquage ADN des cuves et sur un système de boîte noire pour équiper les navires comparable à celui des avions », a annoncé M. Borloo à l’AFP à l’issue d’un entretien avec le ministre égyptien de l’Environnement, George Maghed.
Un tel marquage permettra de pister les bâtiments fautifs en cas de dégazage.
« Quand on repère une nappe (d’hydrocarbures), on cherche le bateau responsable: comment faire le lien entre les deux pour les attraper? », a expliqué le ministre français.
« Les scientifiques pensent que c’est tout à fait faisable: l’idée est qu’on ne pourra accoster dans un port de Méditerranée que si on est équipé d’un marqueur ».
La Méditerranée concentre 30% du fret maritime mondial et 25% du trafic des hydrocarbures.
« Le dégazage, c’est 70 Erika par an en Méditerranée », a fait valoir M. Borloo en référence au naufrage du pétrolier Erika au large des côtes françaises en 1999, qui avait déclenché une gigantesque marée noire pour laquelle la compagnie Total a été récemment condamnée en justice.
M. Borloo, nommé coordinateur des projets UPM pour la France, a rencontré mercredi au Caire les responsables égyptiens, dont le pays assure la co-présidence de l’UPM avec la France.
L’UPM, lancée le 13 juillet à Paris, regroupe 43 pays de l’UE et de la rive sud de la Méditerranée.














