10 septembre 2008

LE CAIRE, 10 sept 2008 (AFP). La lutte contre les dégazages sauvages, grâce au marquage des cuves des navires, doit être une priorité de l’Union pour la Méditerranée, a estimé mercredi au Caire le ministre français du Développement durable et de l’Energie Jean-Louis Borloo.

« Le dégazage, c’est 70 Erika par an en Méditerranée », a fait valoir le ministre en référence au naufrage du pétrolier Erika au large des côtes françaises en 1999, qui avait déclenché une gigantesque marée noire pour laquelle la compagnie Total a été récemment condamnée en justice.

M. Borloo, qui s’exprimait devant quelques journalistes, souhaite que les cuves des navires soient équipées de « marqueurs ADN », qui permettent de les pister en cas de dégazage.

« Quand on repère une nappe, on cherche le bateau responsable: comment faire le lien entre les deux pour les attraper? » explique-t-il. « Les scientifiques pensent que c’est tout à fait faisable: l’idée est qu’on ne pourra accoster dans un port de Méditerranée que si on est équipé d’un marqueur ».

M. Borloo, nommé coordinateur des projets UPM pour la France, se trouvait au Caire pour rencontrer les responsables égyptiens dont le pays assure la co-présidence de l’UPM avec la France.

L’UPM, lancée le 13 juillet à Paris, regroupe 43 pays de l’UE et de la rive sud de la Méditerranée.