LUANDA, 4 sept 2008 (AFP). Les chefs des observateurs européens et d’Afrique australe se sont dits très « impressionnés » par les préparatifs des élections législatives en Angola, la région allant jusqu’à assurer que « les conditions pour un scrutin libre et équitable » étaient réunies.
« J’ai été très impressionnée par le fait que tous les partis ont appelé à ce que la campagne soit tolérante et défendu la liberté d’expression et le droit de choisir », a déclaré à l’AFP l’eurodéputée italienne Luisa Morgantini.
« Cela a rendu la campagne très paisible, il y a eu peu d’incidents et ils étaient isolés », a-t-elle poursuivi, jeudi soir en marge d’une rencontre de la Commission électorale nationale (CNE).
« La démocratie n’est jamais parfaite, il y a des limites, mais en même temps, le processus me semble aller de l’avant », a-t-elle ajouté.
Selon la chef de mission des observateurs de l’Union européenne (UE), les médias d’Etat ont « très clairement accordé davantage de place au parti au pouvoir », le Mouvement pour le changement démocratique (MPLA).
Autre limite: « on ne peut pas clairement distinguer si une action est une action du gouvernement ou du MPLA », et le président José Eduardo dos Santos « se rend dans certaines zones pour des inaugurations mais il est aussi le président du MPLA », a-t-elle relevé.
Le chef des observateurs de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), dont l’Angola est membre, n’a pas émis de telles nuances. « Nous croyons que les conditions pour une élection libre et équitable sont en place », a indiqué John Kunene du Swaziland.
« Je suis très impressionné par le processus, compte tenu du passé du pays. Je suis persuadé que la leçon angolaise aidera à inspirer un certain nombre de nos pays », a-t-il poursuivi.
La SADC avait été très critiquée pour avoir descerné un blanc-seing aux élections générales du 29 mars au Zimbabwe avant même l’annonce des résultats.
L’Angola organise vendredi les premières élections depuis la fin de la guerre civile en 2002. La campagne a été très largement dominée par le MPLA et l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a estimé que les élections ne seraient pas « équitables ».
L’UE a déployé une centaine d’observateurs pour ce scrutin, tandis que la SADC a envoyé une équipe d’environ 200 personnes. Une quarantaine d’observateurs américains ont également été accrédités la semaine dernière.














