31 août 2008

GENEVE, 31 août 2008 (AFP). Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon espère que la prochaine administration américaine s’investira davantage pour pallier aux changements climatiques, a-t-il déclaré dimanche lors du vingtième anniversaire du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

« J’espère sincèrement que la nouvelle administration démontrera un rôle de leader plus important », a relevé Ban Ki-moon devant la presse à Genève.

« J’attends que le futur président des Etats-Unis, s’implique davantage en tant que première économie mondiale et premier pays producteur de gaz à effet de serre », a également déclaré le secrétaire général de l’ONU.

Pour Ban Ki-moon, les pays développés devraient « être à la tête du processus » qui réglemente les activités humaines pour contrer le changement climatique, « mais dans le même temps, les pays en développement ne devraient pas seulement attendre et regarder », a-t-il ajouté.

« Je crois que nous allons voir un net changement avec la nouvelle administration américaine », a souligné pour sa part Rajendra Pachauri, président du Giec et détenteur avec ce groupe du prix Nobel de la Paix en 2007.

Le secrétaire général de l’ONU a également appelé les Etats à préparer avec assiduité la conférence de Copenhague en décembre 2009 où un accord doit être trouvé pour remplacer le protocole de Kyoto qui vient à échéance en 2012.

« Il reste peu de temps avant Copenhague et nous avons un agenda ambitieux devant nous », a souligné Ban Ki-moon.

« Le changement climatique n’est plus seulement un phénomène. Il s’est développé en une crise à large échelle qui menace de larges sphères du développement humain », s’est alarmé M. Ban.

Louant pour sa part la « sobriété du travail du Giec », le ministre suisse de l’environnement et des transports Moritz Leuenberger a ajouté que « nous avons besoin de cette sobriété, parce que nous vivons dans un marché où les émotions sont utilisées pour vendre et notamment pour mieux vendre des véhicules polluants ».

Le Giec a été fondé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), et avalisé par l’Assemblée générale de l’ONU la même année.