COTONOU, 26 août 2008 (AFP). Le ministre français de l’Ecologie Jean-Louis Borloo à plaidé au nom de la présidence française de l’Union européenne en faveur d’une alliance Europe-Afrique dans les négocations sur le climat, lors d’une réunion mardi du Fonds de l’environnement mondial à Cotonou (Bénin).
« Je suis venu vous demander que nous nous aidions mutuellement à convaincre le reste du monde. Il faut changer le caractère irréversible du changement climatique », a-t-il déclaré devant ses homologues représentant 14 pays d’Afrique équatoriale occidentale.
« Nous devons monter ensemble ce processus pour réussir la réunion de Cophenague », a-t-il déclaré.
La Conférence de Copenhague de décembre 2009 doit aboutir à un accord mondial pour la réduction des émissions de CO2 après 2012 à l’expiration de la première phase du protocole de Kyoto.
M. Borloo a souligné également que les mécanismes de développement propre (MDP), destinés à favoriser l’investissement dans des projets « propres » dans les pays pauvres, « ont relativement peu bénéficié à l’Afrique, quasiment pas, ce qui n’est pas normal ».
Il a avancé l’idée que « l’Europe qui a la responsabilité historique du réchauffement climatique » étudie avec les pays africains la façon de transférer des flux financiers issus notamment des MDP pour lutter contre la déforestation et développer leurs propres ressources énergétiques.
Les MDP permettent aux pays développés de compenser une partie de leurs émissions en investissant dans un projet « propre » au sud portant sur l’énergie, les déchets, les industries lourdes particulièrement émettrices de gaz à effet de serre ou, dans une moindre mesure, la reforestation.
Le Fonds de l’environnement mondial a été mis sur pied il y a 17 ans, après le sommet de la Terre de Rio de 1992, pour financer des projets de protection de l’environnement.














