NEW YORK, 18 août 2008 (AFP). Les prix du pétrole restaient stables lundi à l’ouverture des échanges à New York, malgré la menace qui pesait sur la production pétrolière du golfe du Mexique à l’approche de la tempête tropicale Fay.
Vers 13H10 GMT, le baril de « light sweet crude » pour livraison en septembre valait 113,77 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), parfaitement stable par rapport à son cours de clôture vendredi.
La tempête tropicale Fay, qui balayait lundi Cuba, se dirigeait vers la Floride et menaçait le golfe du Mexique, qui concentre près d’un quart des installations pétrolières américaines, selon le centre américain des ouragans (NHC).
« Fay devrait devenir un ouragan avant d’atteindre la Floride » lundi soir ou mardi, estimait le NHC dans un bulletin de suivi.
La compagnie Shell a annoncé avoir évacué par précaution plusieurs centaines de ses employés travaillant dans la zone, mais souligné que la tempête restait pour l’heure sans conséquence sur sa production.
Autre annonce de nature à soutenir les cours, la production de pétrole opérée par BP en mer Caspienne n’est plus exportée que par une seule voie, l’oléoduc Bakou-Norossisk qui débouche en Russie, après le bombardement d’une ligne de chemin de fer traversant la Géorgie et alors que l’oléoduc BTC reste toujours fermé.
Mais ces divers facteurs ne suffisaient pas, à l’ouverture de la séance new-yorkaise, à provoquer un rebond des prix du baril de brut.
« Le sentiment que des prix élevés ne pourraient pas affecter la demande s’est révélée fausse et cela change tout », a expliqué Phil Flynn, d’Alaron Trading.
Le prix du baril de brut a chuté de près de presque 35 dollars depuis son dernier record (147,17 dollars à New York) atteint le 11 juillet, alors que les signes d’essoufflement de la consommation se multiplient, aux Etats-Unis notamment.
Dans le même temps, les économies européennes et certaines asiatiques montrent des signes de faiblesse, alimentant les craintes qui pèsent sur la demande.














