PARIS, 24 juil 2008 (AFP). L’organisation écologiste Greenpeace a réclamé jeudi un « débat national » sur le nucléaire après la contamination à faible dose mercredi d’une centaine d’employés de la centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme).
L’incident, classé provisoirement au niveau 0 de l’échelle Ines qui en compte 7, intervient quelques jours après ceux de Romans-sur-Isère (Drôme), et un autre incident à Tricastin, le 7 juillet.
« Considérés comme +anomalie+ ou simple +écart+, tous ces incidents mettent à jour la dangerosité d’une technologie mal maîtrisée », estime Greenpeace dans un communiqué.
L’association demande par conséquent la tenue d’un « vaste débat national » qui « permette aux citoyens non seulement d’appréhender clairement les dangers potentiels du nucléaire mais aussi de faire un bilan structuré sur son intérêt ou non face à l’urgence climatique ».
Lors de l’incident à la centrale du Tricastin mercredi matin, 100 personnes ont été « légèrement contaminées par des radio-éléments quarante fois inférieurs à la limite réglementaire annuelle », selon un porte-parole de la centrale.
Plusieurs centaines d’événements classés « zéro » sont répertoriés chaque année en France.














