PARIS, 24 juil 2008 (AFP). Le président de la Commission des finances du Sénat, Jean Arthuis (UC-UDF), a jugé nécessaire jeudi de « faire le point » sur la filière bio-carburants en France appelant à éviter « tout angélisme » face « à la puissance » du Brésil en matière d’éthanol.
« Il faut faire le point sur notre propre filière de bio-carburants et vérifier que l’hyppothèse de départ est vraie » a déclaré M. Arthuis présentant à la presse un rapport d’information de sa commission intitulé « Brésil, puissance globale à l’heure des biocarburants ».
« Nous devons faire le bilan énergétique, nous astreindre à déterminer quelles dépenses et quel retour », a-t-il dit.
Il a souligné que l’éthanol de canne à sucre produit par le Brésil « offre le meilleur rendement énergétique » et qu' »estimé à 0,15 euros par litre, le coût de production du bioéthanol brésilien est le plus bas du monde, 40% moins cher que l’éthanol de maïs américain et 7O% moins cher que l’éthanol de betterave et de céréales produit en Europe ».
Evoquant ce « nouveau géant de l’énergie qu’est devenu le Brésil » il suggère de mettre en place « une véritable coopération sur des bases claires » car « nous avons vraiment intérêt à être plus présents au Brésil ».
« Il ne s’agit pas d’ouvrir sans conditions nos frontières mais de ne pas fermer la porte à la demande de partenariat du Brésil » a-t-il dit. Jugeant que « le Brésil n’est plus à classer dans un pays émergent » il a proposé que la France mène avec le Brésil des « actions d’aide au développement » en Afrique.
Le Brésil, 2ème producteur mondial de bio-carburants derrière les USA souhaite inclure les biocarburants dans les négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pour accéder plus facilement aux marchés américain et européen.














