11 juillet 2008

SAINT-DENIS DE LA RÉUNION (France), 11 juil 2008 (AFP). La France et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont appelé vendredi l’UE à mieux préserver la biodiversité de l’outre-mer, à la clôture d’une conférence sur les changements climatiques dans l’outre-mer européen.

« Nos 450 îles sont les thermomètres de l’état de la santé de la nature mais aussi la solution du problème », a déclaré Yves Jégo, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, représentant la présidence française de l’UE lors de cette conférence qui s’est déroulée sur l’île de La Réunion.

Il a souligné que ces régions menacées par la perte de la biodiversité représentent un « atout majeur » pour l’Europe tout en étant à « l’avant-garde » de la lutte contre les changements climatiques.

« Beaucoup d’entités de l’outre-mer européen, comme la Réunion, ont des projets ambitieux et stimulants pour les énergies renouvelables », a souligné pour sa part l’UICN.

Pendant une semaine, 400 experts, représentants des ONG et responsables politiques, ont planché à Saint-Denis sur les menaces pesant sur la richesse de la vie animale et végétale de ces régions et sur les mesures à prendre pour les préserver.

En majorité des îles tropicales isolées, de taille réduite et aux ressources limitées, les 28 entités qui composent l’outre-mer européen sont éparpillées entre les tropiques, les régions polaires et la forêt amazonienne.

« Les chiffres d’extermination des espèces atteignent des records dans ces îles », selon l’UICN alors que l’on y trouve des espèces d’oiseaux et des plantes qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde.

« L’Union européenne doit apporter des financements » pour défendre cette richesse et l’outre-mer doit être mieux représenté dans les forums internationaux et régionaux, a plaidé la directrice de l’UICN Julia Maron-Lefèvre.