PARIS, 10 juil 2008 (AFP). Les normes environnementales de l’Union européenne affecteront la compétitivité des industriels européens et les inciteront à délocaliser si le reste du monde n’adopte pas des réglementations aussi exigeantes, estime l’institut Coe-Rexecode dans une étude publiée jeudi.
Toutefois, les politiques environnementales européennes pourraient constituer « une opportunité » pour les industriels, en permettant « l’apparition de nouvelles technologies sur lesquelles l’Europe doit bâtir un avantage compétitif afin d’être un acteur de référence », souligne l’étude.
Ce document, qui explore les « principales tendances et défis pour le futur » du secteur, était publié à l’occasion de la Journée européenne de l’industrie organisée jeudi à Paris.
Pour Coe-Rexecode, les politiques environnementales européennes, « si elles restent isolées, n’auront pas un impact très important sur les conditions globales environnementales ». « Cela sera même une source d’affaiblissement de la compétitivité de l’Europe comme lieu d’implantation des activités industrielles », prévient l’institut.
Ainsi, « le coût additionnel des contraintes environnementales doit être partagé au niveau mondial. Autrement, cela pourrait conduire à une relocalisation de certaines activités dans d’autres lieux, où les réglementations sont plus tolérantes qu’en Europe », souligne-t-il.
Pour atteindre l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2, de 20% à l’horizon 2020, la Commission européenne envisage de rendre payants les quotas d’émissions alloués aux industriels.
Mais ceux-ci estiment qu’un tel système leur coûterait chaque année plusieurs centaines de millions d’euros, affecterait leur compétitivité et les obligerait à délocaliser certaines activités pour y faire face.














