SAPPORO (Japon), 8 juil 2008 (AFP). L’Afrique du Sud a jugé mardi que la déclaration du G8 sur le changement climatique constituait « un slogan vide de sens » qui ne sauverait pas la planète du réchauffement, selon son ministre de l’Environnement Marthinus van Schalkwyk.
Les huit pays les plus industrialisés, réunis en sommet dans le nord du Japon, se sont accordés sur la nécessité de réduire de moitié « au moins » les émissions mondiales d’ici 2050 et d’adopter, pays par pays, des objectifs de réduction intermédiaire.
« Si la déclaration peut sembler constituer un pas en avant, nous craignons au contraire qu’elle marque une régression par rapport à ce qui est requis comme contribution pour relever le défi du changement climatique », a indiqué le ministre dans un communiqué publié à Sapporo, à 150 km du lieu du sommet qu’il rejoindra mercredi.
« Ainsi que la déclaration l’indique, l’objectif à long terme est un slogan vide de sens et sans substance », a-t-il estimé.
Pour M. Van Schalkwyk, cet accord se révèlera notoirement insuffisant pour stabiliser les émissions de gaz à effet de serre de la planète, responsables du réchauffement.
« Nous sommes venus dans l’espoir que les huit principaux pays industrialisés feraient la preuve de leur leadership sur la question du changement climatique », a regretté le ministre sud-africain, qui participera mercredi à une réunion des 16 principales économies mondiales sur le climat.
Les Major economies meeting (MEM), lancés par les Etats-Unis, regroupent le G8, les cinq grands émergeants – Afrique du Sud, Chine, Inde, Brésil et Mexique – ainsi que l’Australie, l’Indonésie et la Corée du sud qui totalisent 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.














