7 juillet 2008

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION (France), 7 juil 2008 (AFP). La richesse de la vie animale et végétale dans l’outre-mer européen est menacée par le changement climatique, mettent en garde les experts qui appellent l’Union européenne à réagir.

De très nombreuses espèces sont déjà touchées, révèle un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC), présenté lundi lors de l’ouverture d’une conférence internationale qui se tient jusqu’au 11 juillet dans l’île française de l’Océan Indien La Réunion.

Parmi ces victimes, figurent les ours polaires, menacés par la fonte de la banquise, les coraux, frappés par « la mort blanche » sous l’effet du réchauffement de la mer, les mangroves, rongées par l’élevation du niveau des océans.

« Il faut accorder à la perte de biodiversité la même attention qu’au changement climatique », a déclaré le ministre français de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, représentant la présidence française de l’Union européenne (UE).

« Les chiffres d’extermination des espèces atteignent des records dans les îles », selon Jérôme Petit, chargé de recherches à l’UICN.

La prolifération d’espèces invasives due à la mondialisation en est la cause. Et dans ces espaces isolés géographiquement, les espèces terrestres ne peuvent espérer trouver leur salut en migrant vers le nord comme sur le continent.

L’outre-mer européen comprend 28 entités éparpillées entre les tropiques (Guadeloupe, Martinique, Antilles néerlandaises) et les régions polaires (Groenland, Danemark), en passant par les Açores (Portugal), les Malouines (Royaume-Uni) ou la forêt amazonienne (Guyane française).