1 juillet 2008

CAEN, 1 juil 2008 (AFP). Les militants de Greenpeace qui bloquaient depuis vendredi matin une cimenterie normande alimentant le chantier de l’EPR à Flamanville (Manche) ont quitté les lieux mardi midi, après un référé les menaçant de sanctions financières, ont annoncé l’association et la cimenterie.

L’ordonnance d’expulsion du juge des référés de Caen menaçait les militants de 20.000 euros d’astreintes par personne, selon Yannick Rousselet, un porte-parole de Greenpeace. Les militants se sont relayés depuis vendredi sur le site pour être une petite dizaine en permanence à la cimenterie Calcia de Ranville (Calvados), selon l’association.

L’entreprise située près de Caen, qui avait saisi le juge, avait demandé une astreinte de 75.000 euros, selon l’association écologiste.

Greenpeace affirme qu’avec le blocage la semaine dernière de deux carrières dans la Manche alimentant aussi le chantier EPR, le blocage de la cimenterie a retardé d’une semaine une opération de coulage. Mais un porte-parole d’EDF a démenti. « Il n’y a eu aucun changement sur le planning du chantier », a-t-il dit.

« Il y a forcément des retards dans nos livraisons. C’est la troisième journée où nous n’avons pas pu livrer même si nous allons reprendre dans l’après-midi », a indiqué de son côté à la direction de la cimenterie, dont 10% du chiffre d’affaires est destiné au chantier EPR.

« Nous dénonçons les contradictions du président Sarkozy qui fait l’éloge des énergie propres tout en défendant l’EPR. Les milliards investis dans l’EPR devraient l’être dans une politique d’économie d’énergies et de développement du renouvelable », déclaré M. Rousselet.