PARIS, 30 juin 2008 (AFP). Le malus annuel appliqué aux véhicules neufs très polluants à compter de l’année prochaine ne va pas « gêner beaucoup » les constructeurs français, a jugé mardi Xavier Fels, président du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).
L’annonce du ministère de l’Ecologie porte sur les véhicules dont les émissions de CO2 sont supérieures à 250 grammes par kilomètre et par conséquent « elle passe à un niveau qui ne va pas nous gêner beaucoup », a dit à l’AFP M. Fels en marge de la présentation des chiffres semestriels du marché.
« Même sur le haut de gamme nous nous efforçons de limiter le CO2 », a-t-il assuré.
Le futur malus annuel « est un signal fort pour l’environnement », a souligné M. Fels.
Parmi les véhicules français, seuls certains modèles haut de gamme à essence (Renault Espace, Vel Satis ou Citroën C6) seront concernés par la mesure, selon le CCFA.
« Pour le généraliste que nous sommes, la mesure semble avoir peu d’impact », a réagi un porte-parole de Citroën.
Chez Renault, on a jugé également que l’exposition du groupe aux véhicules émetteurs de plus de 250 grammes est « très limitée ».
Le ministère de l’Ecologie a annoncé mardi un malus annuel limité dans son montant et complémentaire au système actuel de bonus-malus, qui sera appliqué à compter du 1er janvier 2009 sur les véhicules neufs les plus polluants, dont les émissions de CO2 sont supérieures à 250 gr/km.
Dans cette catégorie entrent essentiellement des grosses berlines, des monospaces et des 4X4.














