1 juillet 2008

WASHINGTON, 1 juil 2008 (AFP). Le Fonds monétaire international (FMI) a conseillé mardi une révision des subventions accordées pour le développement des biocarburants, « surtout dans les pays développés ».

« Il y a de plus en plus d’indications que la première génération de biocarburants encouragée par ces politiques ne constitue pas une alternative écologique ni compétitive en termes de prix aux carburants tirés d’hydrocarbures », a souligné le FMI, dans sa première tentative d’évaluation de l’impact macroéconomique des prix élevés du pétrole et de l’alimentaire.

« Des politiques de biocarburants moins ambitieuses et plus favorables au commerce permettraient aussi de faire baisser la pression sur le prix de l’alimentation en réduisant la concurrence (..) pour les terres et les ressources agricoles », ajoute le FMI.

Le rôle des biocarburants dans la flambée des prix agricoles est fortement controversé. Les gros producteurs d’éthanol, les Etats-Unis et le Brésil notamment, réfutent tout lien entre le développement des cultures destinées à la production de carburant et les hausses de prix des céréales et oléagineux.

Le mois dernier, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), par la voix de son directeur pour l’agriculture Stefan Tangermann, avait estimé que la mesure la plus urgente à prendre pour enrayer la hausse spectaculaire des prix des matières premières agricoles serait une réduction drastique des programmes de subvention aux biocarburants.

La question des biocarburants a également largement occupé les débats du sommet de l’agence des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO) à Rome en juin, mais aucun engagement concret n’a pu être négocié sur ce sujet très sensible.