CAEN, 27 juin 2008 (AFP). Une quinzaine de militants de Greenpeace bloquent depuis vendredi matin l’accès d’une cimenterie près de Caen qui alimente le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche) tandis que quatre militants anti-EPR occupent un pylône de la ligne THT à Fleury (Manche), selon des associations.
Les militants de Greenpeace, qui ont déjà bloqué pendant trois jours cette semaine trois cimenteries de la Manche, se sont « enchaînés aux grilles de la cimenterie Calcia à Ranville (Calvados) et à des fûts lestés », a indiqué Adélaïde Colin, la porte-parole de l’association écologiste.
« Quatre militants, avec harnais et cordes, se trouvent sur un pylône entre Fleury et Villedieu-les-Poêles à vingt mètres de hauteur », ont confirmé les gendarmes. « Cette action vient en soutien, mais est indépendante, du blocage des carrières de sables et graviers » menées par Greenpeace, selon le collectif d’action Stop EPR/THT.
« Nous persistons et signons pour dire non à l’EPR et oui à l’efficacité énergétique », a commenté la porte-parole de Greenpeace. « Si la France mettait en oeuvre l’interdiction des ampoules à incandescence d’ici 2010, elle économiserait autant d’énergie que l’EPR va en produire ».
Cette occupation constitue la deuxième phase d’une campagne entamée mardi avec le blocage de trois carrières de sables et de graviers de la Manche alimentant le chantier de l’EPR.
Les militants ont été délogés par les gendarmes dans deux de ces carrières et ont quitté la troisième à la suite d’un jugement du tribunal de Coutances.
Cette campagne visait à contester la reprise le 20 juin des opérations de coulage du chantier de l’EPR, qui avaient été suspendues le 21 mai.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui avait constaté des anomalies « sans conséquence directe en matière de sûreté », a donné son feu vert à la poursuite des travaux après l’engagement d’EDF de renforcer ses contrôles.














