PARIS, 25 juin 2008 (AFP). Une manifestation pour la protection juridique des « lanceurs d’alerte », ces chercheurs qui éveillent le public aux risques environnementaux, a rassemblé plusieurs centaines de personnes mercredi à la faculté d’Orsay et devant le ministère de la Recherche à Paris, selon la Fondation Sciences citoyennes.
Il s’agissait notamment de soutenir Christian Vélot, enseignant-chercheur, à l’université d’Orsay, « sanctionné pour avoir pris la parole contre les risques des OGM », a indiqué la fédération France nature environnement (FNE – 3.000 associations) qui s’est associée à cette manifestation.
Christian Vélot, maître de conférences en génétique moléculaire et responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de génétique et microbiologie, affirme être l’objet de mesures de rétorsion pour des déclarations contre la culture d’OGM en plein champ.
La manifestation a rassemblé 5 à 600 personnes selon la Fondation Sciences citoyennes (300 selon la police), parmi lesquelles l’altermondialiste José Bové, et une délégation a été reçue au ministère de la recherche.
« Ce que nous demandons, ce n’est pas seulement une protection des lanceurs d’alerte mais un véritable traitement contradictoire de l’alerte pour qu’elle ne reste pas lettre morte et que tous les citoyens puissent être ainsi informés d’éventuels risques environnementaux », a indiqué à l’AFP Christian Vélot.
La nécessaire protection des « lanceurs d’alerte », chercheurs ou simples citoyens, qui communiqueraient leurs informations ayant des incidences sur la santé et l’environnement, figure parmi les propositions du Grenelle de l’environnement.
Elle a été reprise par l’ancienne ministre de l’Environnement, Corinne Lepage, dans son rapport sur la gouvernance écologique qu’elle a remis récemment au gouvernement.














