SAO PAULO, 25 juin 2008 (AFP). Pour la première fois, quatre usines brésiliennes ont commencé à exporter, en Suède, 115 millions de litres d’éthanol certifié « propre », c’est-à-dire fabriqué dans des plantations de canne à sucre écologiques et respectant les droits des travailleurs, ont annoncé mercredi les exportateurs brésiliens du secteur.
Les usines Alcoeste, Cosan, Guarani et Novamerica ont accepté qu’un organisme de contrôle indépendant vérifie si le processus de fabrication de l’éthanol dans leurs installations est conforme à une série de contraintes sociales et environnementales.
« Ce sont les premiers producteurs brésiliens à signer un contrat d’exportation d’éthanol soumis à ce genre de critères », a déclaré Martinho Seiiti Ono, directeur de SCA Trading, intermédiaire de l’exportation des 115 millions d’alcool de canne au groupe suédois Sekab.
Le premier lot de ces 115 millions de litres d’éthanol « propre » a été livré en Suède la semaine dernière, et le dernier lot sera livré au pays scandinave en mars 2009.
« L’éthanol produit par les sociétés qui ne respectent pas ces critères sociaux et écologiques ne fait pas partie de la solution (au réchauffement de la planète), mais du problème », a affirmé le vice-président de Sekab, Anders Fredriksson.
« L’éthanol brésilien est, de loin, le biocarburant qui garantit la plus importante réduction des émissions de CO2 », a-t-il rappelé.
Sekab a proposé l’adoption de ce système de vérification de la production d’éthanol brésilien pour répondre aux critiques européennes concernant la déforestation de zones protégées – particulièrement en Amazonie – et les dures conditions de travail qui sévissent dans les cannaies.
Les critères retenus sont notamment la réduction de l’émission de dioxyde de carbone, la préservation de la végétation, la tolérance zéro au travail des enfants et le paiement de salaires minimums.
L’éthanol certifié « propre » sera entre 5% et 10% plus cher que l’alcool de canne à sucre normal.
La Suède a importé l’année dernière 400 millions de litres d’éthanol brésilien, soit 40% de toute la production brésilienne destinée à l’Europe.














