CLERMONT-FERRAND, 18 juin 2008 (AFP). Le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté mercredi la demande de construction d’un incinérateur à Clermont-Ferrand qui devait traiter 170.000 tonnes de déchets par an.
La préfecture du Puy-de-Dôme évoque dans son communiqué deux raisons à ce refus: la possibilité d’une confusion à propos des reponsabilités respectives de la communauté d’agglomération et de la société d’économie mixte départementale chargée du site, mais aussi un projet « surdimensionné quant au tonnage de déchets à traiter chaque an ».
Le préfet demande donc « au président du conseil général du Puy-de-Dôme d’engager dans les meilleurs délais le processus de révision du plan départemental d’élimination des déchets ».
Ce dernier, le socialiste Jean-Yves Gouttebel (PS), a « pris acte », dans un communiqué, de la décision préfectorale, tout en déplorant le « caractère tardif de celle-ci qui est lourd de conséquences ».
« L’Etat devra les assumer. En tout état de cause, il est hors de question que les contribuables puydômois fassent les frais d’un éventuel contentieux sur ce dossier », ajoute-t-il.
Le préfet avait organisé un « Grenelle local » sur ce projet de construction qui a réuni les représentants du syndicat mixte départemental de traitement des déchets ménagers (VALTOM), les élus du Conseil général du Puy-de-Dôme ainsi que ceux de la Communauté d’agglomération de Clermont-Ferrand.














