BERLIN, 9 juin 2008 (AFP). Le ministre allemand de l’Environnement Sigmar Gabriel a plaidé lundi pour mettre fin à l’indexation des prix du gaz sur ceux du pétrole, afin de modérer la flambée sans fin des tarifs en Allemagne.
« L’indexation des prix du gaz sur le pétrole fait l’objet de critiques actuellement, à juste titre selon moi », a dit le ministre lors d’une conférence à Berlin.
Les prix du gaz en Allemagne, déjà en hausse de 25% par rapport à l’an dernier, pourraient monter d’encore 40% à l’automne, à cause d’un alignement différé sur les prix du pétrole, qui crèvent eux-mêmes tous les plafonds, craint le ministère de l’Environnement.
Cette indexation, qui vaut dans toute l’Europe, est imposée par les grands producteurs de gaz depuis les années 1970 environ, date à laquelle a commencé la consommation de masse de gaz naturel.
Les producteurs se justifient en évoquant le lien entre gaz et pétrole, souvent extraits des mêmes gisements ou zones de production, ainsi que la possible concurrence entre ces deux énergies.
Mais cette indexation est jugée dépassée par certains économistes, qui jugent qu’elle fait augmenter de manière artificielle le prix du gaz, sans rapport avec l’offre et la demande de cette énergie.
M. Gabriel a aussi évoqué comme solution possible pour l’Allemagne, où les prix du gaz sont parmi les plus élevés d’Europe, la fixation de tarifs « sociaux » du gaz, pour les ménages les moins favorisés. Mais ce type de dispositif, qui existe dans certains pays européens, a rappelé le ministre, « serait très difficile à mettre en pratique chez nous ».














