6 juin 2008

NIAMEY, 6 juin 2008 (AFP). L’ONU va aider les Etats sahéliens victimes des changements climatiques, a affirmé jeudi à Niamey le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU pour les changements climatiques et les conflits, Jan Egeland.

« C’est une obligation du monde entier d’aider les pays du Sahel menacés par les changements climatiques, une des causes de la sécheresse », a estimé M. Egeland à l’issue d’un entretien avec le président Mamadou Tandja.

« Je vais en parler avec des donateurs et organismes internationaux, je vais faire un rapport au secrétaire général (de l’ONU Ban Ki-moon) sur les problèmes que j’ai vus » en ce qui concerne l’environnement, a-t-il assuré à la télévision publique nigérienne.

M. Egeland a entamé une tournée dans les pays du Sahel qui doit le mener au Mali, au Burkina Faso et au Tchad.

Il devait se rendre vendredi sur le Lac Tchad pour se rendre compte des menaces qui pèsent sur ce cours d’eau vital pour quelque 22 millions de personnes vivant au Tchad, au Cameroun, au Niger et au Nigeria.

« Le lac est sec en territoire nigérien, cela cause un grand problème pour des milliers de personnes notamment les agriculteurs, les pasteurs et les pêcheurs rendus extrêmement vulnérables », a-t-il souligné.

Le Lac Tchad est en péril à cause de la baisse de la pluviométrie -qui a chuté de 320 millimètres en moyenne à 210 millimètres- et d’une utilisation anarchique de ses eaux. De plus de 26.000 km2 dans les années 1960, sa superficie s’est réduite à environ 1.500 km2 actuellement.

Pour sauver le lac, la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) cherche des fonds pour creuser un canal de près de 300 kilomètres afin de détourner à son profit une partie du débit d’un affluent du fleuve Oubangui en Centrafrique.

Jeudi, Jan Egeland, a visité près de Niamey des sites de récupération de terres dégradées que le gouvernement nigérien veut réhabiliter pour faire de l’agriculture.