6 juin 2008

BERLIN, 6 juin 2008 (AFP). Paris et Berlin mènent encore des discussions « difficiles » et « compliquées » sur les futures normes européennes de réduction des émissions de CO2 des voitures, et un accord n’est pas à attendre au sommet franco-allemand de lundi, a indiqué vendredi un porte-parole à Berlin.

« Les pourparlers se poursuivent, le conseil des ministres franco-allemand de Straubing (lundi, ndlr) n’est pas un rendez-vous où il s’agira de négocier concrètement. Les pourparlers se poursuivent au niveau des experts, particulièrement entre les ministères de l’Environnement des deux pays », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ulrich Wilhelm, lors d’un point de presse.

Il a démenti des informations de la presse allemande, selon lesquelles la querelle serait surmontée: « Je ne peux le confirmer, les pourparlers sont difficiles et compliqués, je crois que les experts doivent continuer à négocier sur toute une série de points. Sur la base de ces constatations, nous n’attendons pas qu’un accord puisse être annoncé lundi », a-t-il dit.

L’Allemagne, producteur de grosses berlines (avec BMW, Daimler et Porsche), plus polluantes que les petits modèles français, fait pression pour que les nouvelles normes que Bruxelles doit imposer aux constructeurs automobiles, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, touchent tous les types de voiture – petites, moyennes et grosses.

Elle avait vivement critiqué en décembre le projet présenté par la Commission européenne consistant à exiger les plus gros efforts des modèles les plus lourds, estimant ce projet pénalisant pour son industrie.

La Commission européenne veut contraindre les constructeurs automobiles européens à abaisser leur émissions de CO2, afin de parvenir à 120 grammes en moyenne par kilomètre émis par les voitures d’ici 2012.

Sur ce dossier qui teste la détermination des Européens à tenir leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20% d’ici 2020, les négociations franco-allemandes sont le prélude à un accord à 27 que les responsables européens se sont promis de trouver d’ici fin 2008.