TOKYO, 6 juin 2008 (AFP). Le monde devrait dépenser 1% de son revenu annuel pour diviser par deux ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, a estimé vendredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui a appelé à une « révolution technologique » pour lutter contre le réchauffement climatique.
Si aucune mesure immédiate n’est prise, les émissions de CO2, un des principaux gaz à effet de serre, bondiront de 130% d’ici le milieu du siècle, tandis que la demande de pétrole augmentera de 70%, a estimé l’AIE, une institution basée à Paris, dans un rapport rendu public vendredi à Tokyo.
Pour diviser par deux les émissions de CO2, le monde devrait dépenser 45.000 milliards de dollars (28.850 milliards d’euros) additionnels pour développer des technologies environnementales propres, soit 1% du produit intérieur brut (PIB) moyen de la planète, a calculé l’Agence.
« Il ne fait aucun doute qu’atteindre l’objectif de 50% de réduction d’émissions constitue un formidable défi », a déclaré lors d’une conférence de presse à Tokyo le directeur exécutif de l’AIE, Nobuo Tanaka.
Cet objectif « nécessiterait des actions politiques immédiates et une transition technologique d’une ampleur sans précédent. Cela requerrait une nouvelle révolution technologique qui transformerait complètement la façon dont nous produisons et utilisons l’énergie », a-t-il poursuivi.














