WELLINGTON, 5 juin 2008 (AFP). La flambée des prix du pétrole et des denrées alimentaires devrait inciter le monde à agir contre le réchauffement climatique, a averti jeudi le patron du programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE).
Tout en jugeant inévitable une baisse d’intérêt pour la cause environnementale, qui a dominé l’année 2007, Achim Steiner a appelé à ne pas baisser la garde.
« (…) Ne relâchez pas l’attention, car la situation est en réalité pire que ce que nous pensions il y a deux ans », a-t-il dit à l’AFP lors d’un déplacement en Nouvelle-Zélande à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement.
« Si nous ne maintenons pas cette année le niveau d’engagement observé l’an passé, je redoute que nous n’ayons pas la volonté politique au sein de la communauté internationale pour parvenir à un accord », a-t-il estimé.
Une nouvelle étape des discussions de l’ONU sur le changement climatique s’est ouverte à Bonn lundi en présence de délégués de 172 pays.
A Bangkok début avril, les Etats membres de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CNUCC) s’étaient mis d’accord sur un programme de travail visant à parvenir à Copenhague en décembre 2009 à un accord mondial de réduction des émissions polluantes, censé prendre le relais du protocole de Kyoto, qui expire en 2012.
« La Journée mondiale de l’Environnement doit donner le signal d’une nouvelle mobilisation », a exhorté M. Steiner.
Le responsable onusien a également jugé que la crise alimentaire mondiale actuelle était étroitement liée au problème du réchauffement climatique.
« Les incertitudes et les événements météorologiques extrêmes (liés au réchauffement) vont tout simplement aggraver les futures pénuries alimentaires et c’est pour cette raison qu’il convient de lier ces deux thèmes », a-t-il dit.














