PARIS, 4 juin 2008 (AFP). Le ministère de l’Ecologie et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) vont lancer à partir de jeudi, journée mondiale de l’environnement, une nouvelle campagne TV et radio pour inciter les Français à économiser l’énergie, ont-ils annoncé mercredi.
Deux films de 30 secondes seront diffusés du 5 au 18 juin sur les principales chaînes hertziennes et du câble, concernant le bonus écologique pour les voitures et le diagnostic de performance énergétique pour l’habitat, deux dispositifs issus du Grenelle de l’environnement.
Dans un second temps, deux spots radio de 40 secondes seront diffusés du 14 au 17 et du 21 au 24 juin sur les principales stations de la bande FM en métropole et dans les départements d’outre mer.
Il s’agit d’aider les Français « à passer à l’acte », a commenté le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, lors de la présentation de la campagne devant la presse. « Cette campagne doit être un accélérateur d’une évolution », a-t-il ajouté.
Le bonus-malus « a effondré de 48% le marché des voitures polluantes » en France depuis le début de l’année, a-t-il dit. « A lui tout seul, ce dispositif nous met déjà dans une situation meilleure qu’une directive européenne pas encore adoptée », a-t-il souligné, faisant référence au projet de directive visant à limiter les émissions de CO2 des voitures d’ici 2012 en Europe.
« D’ici la fin de l’année, nous allons décliner 20 familles de produits dans lesquelles les produits vertueux auront un avantage de prix par rapport aux produits les moins vertueux », a-t-il ajouté.
Pour accompagner cette campagne, un site internet sur les économies d’énergie a été créé (www.faisonsvite.fr) et l’Ademe va diffuser des guides techniques d’information.
La campagne prolonge la précédente « Economies d’énergie, faisons vite, ça chauffe » lancée en 2004 et vise à « donner des conseils pratiques », a indiqué Chantal Jouanno, présidente de l’Ademe.
« Il ne s’agit pas de « culpabiliser » les Français mais de « dire ce qui est bien et ce qui ne l’est pas » dans leur vie quotidienne pour le climat, a-t-elle souligné. « Les 3/4 des français ont envie d’agir », dit-elle.














