HANOI, 3 juin 2008 (AFP). Les députés vietnamiens ont légalisé mardi le recours au nucléaire civil dans le pays communiste, ouvrant la voie à la construction d’une première centrale nucléaire pour lesquels Japonais, Français ou encore Chinois sont déjà sur les rangs.
Le vote, intervenu selon un responsable de l’Assemblée nationale à « une majorité écrasante » en faveur du texte, entérine surtout une décision du bureau politique du Parti communiste, instance dirigeante suprême du Vietnam.
Mais, pour un projet dans les tuyaux depuis des années, éminennement politique et très coûteux, « c’est une première étape », estime un acteur du secteur, qui espère que le Vietnam pourra « commencer à avoir un budget sérieux pour se donner les moyens de ses ambitions ».
Les autorités vietnamiennes tablent sur 2020 pour l’entrée en service d’une première tranche d’une capacité de 1.000 mégawatts (MW), selon Electricité du Vietnam (EVN).
A cette date, cette première tranche ne devrait représenter qu’environ 1% de la capacité installée du pays, a récemment indiqué à l’AFP Phan Minh Tuan, directeur du comité d’évaluation des projets d’investissements nucléaires et d’énergies renouvelables chez EVN.
Mais, selon lui, le Vietnam compte voir très vite grimper ses capacités nucléaires, jusqu’à 11.000 MW dès 2025.
La construction de la première centrale ne devrait pas commencer avant 2013, voire 2015. Mais nombreux sont déjà les pays à faire du pied au Vietnam pour l’accompagner dans l’aventure.
Japonais, Français, Sud-Coréens, Russes sont parmi les plus actifs, aux côtés, plus récemment, des Chinois. Mais le Canada, l’Inde et plus indirectement les Etats-Unis ont aussi montré un intérêt au projet.














