RENNES, 2 juin 2008 (AFP). L’association écologiste Eau et Rivières de Bretagne a indiqué avoir déposé lundi une plainte auprès du procureur de la République de Rennes contre Monsanto France pour « publicité commerciale trompeuse » concernant le pesticide « RoundUp ».
Cette plainte vise des placards publicitaires diffusés début mai notamment dans la presse écrite régionale, précise l’association.
« Deux produits sur douze de la gamme +RoundUp+ sont dangereux pour l’environnement et l’eau. Or dans ses publicités, Monsanto crée une confusion en ne faisant pas la distinction entre tous ces produits », a expliqué à l’AFP Gilles Huet, délégué général de l’association.
Cette campagne publicitaire va, selon l’association, à l’encontre de l’action de nombreuses collectivités bretonnes engagées dans la lutte contre la pollution des eaux par les pesticides et « met en cause les efforts collectifs engagés sur les bassins versants » de la région.
Monsanto a déjà été condamné en janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à une amende de 15.000 euros pour des faits similaires, mais a interjeté appel depuis. L’affaire doit être rejugée le 4 juin.
L’ex-président de Monsanto France Jean-Pierre Princen a également été renvoyé le 20 mai devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour « publicité mensongère » concernant le « RoundUp », premier désherbant vendu dans le monde.
Il est poursuivi pour avoir diffusé en 2002 des spots TV publicitaires ne faisant pas de distinction entre le « RoundUp » utilisable par les particuliers pour le jardinage et celui utilisable par les agriculteurs.














