2 juin 2008

PARIS, 2 juin 2008 (AFP). Le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau a estimé lundi qu’il fallait renforcer l’offre de transport public en France en particulier pour les habitants des campagnes, contraints d’utiliser leur voiture alors que les prix du carburant ne cessent de grimper.

« Au moment où nous sommes devant la pression de l’augmentation des carburants (…), il faut faire du transport public la priorité numéro un », a déclaré M. Bussereau lors d’un point de presse avec le président de la SNCF Guillaume Pepy sur le RER D.

« On a toute une partie de la France qui se trouve en dehors du transport collectif: tous ces Français qui ont choisi d’habiter dans des villages, à 30 ou 40 kilomètres des villes et qui ne sont pas reliés au transport public de l’agglomération ou au TER » (Trains express régionaux), a déploré Dominique Bussereau.

« Ce sont souvent des ménages jeunes, qui ont souvent deux véhicules et qui prennent donc de plein fouet l’augmentation des carburants », a poursuivi le secrétaire d’Etat, qui a reçu dans la matinée une fédération de routiers, eux aussi confrontés à la hausse de l’essence.

« Il va falloir, au niveau des départements et des régions (…), que l’on mette au point une offre nouvelle », y compris « dans toute une couronne de la région parisienne », a-t-il poursuivi, évoquant la possibilité de « réactiver les lignes d’autocar, en particulier celles qui servent au transport scolaire ».