30 mai 2008

BONN (Allemagne), 30 mai 2008 (AFP). Les ONG écologistes se sont déclarées déçues des résultats annoncés de la conférence de l’Onu sur la biodiversité qui doit prendre fin vendredi à Bonn.

Cette conférence « avance comme un escargot pendant que les animaux et les plantes disparaisent à grande vitesse », a estimé Martin Kaiser, de Greenpeace international, lors d’une conférence de presse.

« Si cela continue, l’objectif de réduire de façon significative la perte de biodiversité d’ici 2010 ne sera jamais atteint », a-t-il estimé.

Pour Greenpeace, ce sommet « a seulement confirmé l’indifférence de la communauté internationale quand il s’agit de protéger les forêts, de protéger le climat et de protéger la biodiversité ».

Gordon Shepherd, du Fonds mondial pour la nature WWF international, a dénoncé également la lenteur du processus: « On a eu deux semaines de discussions et on a à peine bougé de là où on était il y a deux semaines », a-t-il lancé.

La conférence « n’a pas apporté grand-chose de concret », a souligné Eric Darier, de Greenpeace Canada, prenant l’exemple des agrocarburants.

« Il serait temps de remettre en question les politiques gouvernementales qui font la promotion des agrocarburants », a-t-il indiqué. « C’est irresponsable de ne pas avoir de recommandations plus vigoureuses pour que les parties agissent de manière plus responsable », a-t-il estimé.

Concernant la question de l’accès aux ressources génétiques et le partage des bénéfices découlant de leur utilisation, il a jugé « intéressant » qu’il y ait un « déblocage ». « Mais, il s’agit juste d’une intention de négocier un cadre », a-t-il fait remarquer.

« Il faut remettre les choses dans leur contexte qui est celui de la disparition de la biodiversité », a-t-il ajouté.

Juan Carlo Jintieach, porte-parole de l’ONG brésilienne Amazonia alliance, a également exprimé sa déception en indiquant que, pour les peuples indigènes, il aurait fallu « aller au delà de la rhétorique pour plus d’action ».

La représentante de l’association philippine Searice s’est pour part déclarée « frustrée » des résultats de ce sommet tandis que Christine von Weizsäcker, de l’association Ecoropa, a jugé qu’on avait « besoin d’aller un pas plus loin ».