29 mai 2008

LEIPZIG (Allemagne), 29 mai 2008 (AFP). La chancelière allemande Angela Merkel a estimé jeudi que les réductions d’émissions de gaz à effet de serre devraient être calculées par tête d’habitant pour chaque pays.

« Je pense que sur le long terme, on ne peut calculer qu’à partir d’une émission par tête d’habitant », a affirmé Mme Merkel lors d’un discours devant un conférence internationale sur les transports dans cette ville de l’est de l’Allemagne.

« Même si on ne prend pas en compte l’accroissement de la population mondiale, nous devons arriver à quatre tonnes (d’émissions de CO2 par personne et par an) d’ici la moitié du siècle », a affirmé Mme Merkel.

Selon les spécialistes, un Américain produit en moyenne 20 tonnes de CO2 par an, un Européen 11 tonnes, et un Chinois 3 tonnes.

Le patron de la lutte contre le réchauffement climatique à l’ONU, Yvo de Boer, avait auparavant enjoint les pays industrialisés à s’engager le plus vite possible sur des objectifs de réduction des émissions de gaz afin de lutter contre le réchauffement climatique.

Parmi les moyens de s’attaquer au problème, M. de Boer a cité « de strictes normes de CO2 pour les automobiles », ainsi qu’un éventuel système d’échanges de droits d’émission pour les transports, sur le modèle du marché des droits d’émission mis en place dans le cadre du protocole de Kyoto.

Mme Merkel a estimé que les réductions de CO2 devaient se faire par le jeu de l’économie de marché, dans le cadre d’une meilleure coopération internationale et d’une meilleure économie de l’énergie.

Elle a toutefois rejeté l’idée d’imposer des limites de vitesse sur les autoroutes allemandes, estimant qu’il s’agissait là d’une question « de seconde importance ».

Quelque 600 experts et responsables politiques, venus de 51 pays, sont réunis à Leipzig de mercredi à vendredi pour débattre du « défi du changement climatique » dans le cadre du « Forum international des transports ».