BRUXELLES, 22 mai 2008 (AFP). La Chine doit être associée à la lutte contre le réchauffement climatique et il faut moderniser ses centrales avec la technologie du captage et du stockage du carbone, a affirmé jeudi à Bruxelles l’Agence internationale à l’énergie (AIE).
« Ce sera notre message aux dirigeants du G8 au sommet sur l’île de Hokkaido » au Japon début juillet, a annoncé le directeur des études économiques de l’AIE, Fatih Birol, au cours d’une conférence organisée organisée à Bruxelles par un groupe de réflexion, « The Lisbon Council ».
« Leur soutien au développement de ces technologies sera un test décisif », a souligné M. Birol. « Il va leur falloir démontrer qu’ils prennent la question très au sérieux », a-t-il averti.
Le processus consiste à capter le dioxyde de carbone présent dans les gaz rejetés par l’industrie, le transporter et l’injecter dans des formations géologiques: des gisements de pétrole ou de gaz épuisés ou des nappes souterraines d’eau impropres à la consommation humaine ou à l’usage agricole en raison de leur teneur en sel.
« Nous devons le faire en Chine, pas en Belgique », a-t-il soutenu. « La Chine est devenue le principal émetteur de CO2, loin devant les Etats-Unis (…) Pour cette raison, nous devons lancer un dialogue constructif avec les autorités chinoises pour lutter contre le réchauffement climatique », a expliqué M. Birol.
Selon l’AIE, les énergies fossiles –pétrole, gaz et charbon– resteront incontournables jusqu’en 2030, et il ne faut pas attendre que leurs prix baissent.
« Malheureusement, le prix actuel du baril, 13O dollars, n’est pas assez élevé pour permettre le développement et la commercialisation de certaines technologies pour les énergies renouvelables (…) et comme il frappe très durement les budgets des Etats, cela limite leur capacité d’investissements », a souligné M. Birol.
La plupart des centrales électriques à charbon construites depuis 2005 l’ont été en Chine et en Inde. L’objectif doit être de les moderniser avec la technologie du captage et du stockage du carbone.
« Le G8 devra répondre à la question du financement de ces mesures », a-t-il conclu.














