MILAN, 19 mai 2008 (AFP). Le groupe italien Eni a annoncé lundi qu’il avait signé un accord avec le Congo pour exploiter deux gisements de sables bitumineux près de Pointe Noire ayant un « énorme potentiel ».
L’accord concerne les zones de Tchikatanga et Tchikatanga-Makola, à environ 70 km de Pointe Noire (sud), qui, selon des études préliminaires réalisées sur une portion de 100 km2, renferment des réserves estimées entre 2,5 milliards et 500 millions de barils, selon un communiqué. Ces deux zones représentent une surface de 1.750 km2.
Eni affiche des réserves d’environ 7,5 milliards de barils.
La production commencera en 2011 et atteindra 40.000 barils par jour en 2014, a dit l’administrateur délégué d’Eni, Paolo Scaroni, cité par les agences de presse italiennes en marge de la signature du contrat à Pointe Noire.
« Nous avions également regardé le dossier canadien (des sables bitumineux) mais nous avons renoncé. Dans cette perspective, il y a aussi la Russie », a ajouté M. Scaroni, rappelant qu’Eni est déjà présent dans ce secteur au Venezuela.
Eni compte investir 3 milliards de dollars au Congo sur 2008-2011 sur l’ensemble de ses activités afin de générer des revenus équivalant à 150 millions de barils, selon le communiqué.
« Le Congo devient le pays de référence en Afrique pour Eni dans le domaine des sables bitumineux et des biocarburants », indique t-il.
Eni va commencer par une phase exploratoire avec des études et tests afin de définir la faisabilité d’une exploitation à échelle industrielle avant une seconde phase pour évaluer pendant 3 à 4 mois la possibilité de transformer ces sables en produit commercial.
La troisième phase consistera en une éventuelle exploitation industrielle de ces deux gisements au cours de laquelle le groupe étudiera l’installation d’un site de transformation de ces bitumes près de sa raffinerie de Pointe Noire.
Eni a aussi annoncé un projet de biocarburants dans la région de Niari (nord est) et la construction d’une centrale électrique alimentée en gaz près du terminal pétrolier de Djeno à Pointe Noire d’une capacité de 450 megawatts et qui sera détenue à 80% par l’Etat congolais.
Cette centrale permettra au Congo de couvrir plus de 80% de ses besoins en électricité.














