BONN (Allemagne), 20 mai 2008 (AFP). La dégradation de l’environnement contribue à transformer les événements climatiques extrêmes en catastrophes naturelles, selon une étude du Fonds mondial de la nature, WWF, diffusée à Bonn, où se tient la convention de l’ONU sur la biodiversité.
« C’est la déforestation et le développement de plaines inondables qui font le plus souvent que les fortes pluies provoquent d’importantes inondations et des glissements de terrain », estime Liza Higgins-Zogib, du programme du WWF pour des zones protégées, dans un communiqué.
« Les violentes tempêtes sur les côtes provoquent beaucoup plus de dégâts quand les récifs sont abîmés, que les palétuviers sont détruits et que les forêts côtières sont rasées », ajoute-t-elle.
Cette étude intitulée « Sécurité naturelle: zones protégées et atténuation des risques » passe en revue les impacts des inondations au Bangladesh en 2000, au Mozambique (2000 et 2001) et en Europe (2006), des canicules et des feux de forêt au Portugal (2003), du séisme au Pakistan (2005), du tsunami dans l’Océan indien (2004) et de l’ouragan Katrina aux Etats-Unis (2005) afin d’illustrer le lien entre la prévention des catastrophes naturelles et les possibilités de les atténuer en préservant l’environnement.
L’étude évoque plusieurs moyens d’atténuer l’impact de ces événements climatiques extrêmes, notamment une meilleure gestion des écosystèmes et le développement d’aires protégées.
Elle cite notamment les actions menées pour replanter des palétuviers dans plusieurs régions du Vietnam, pour atténuer les effets des tempêtes, et le développement de zones forestières en zone montagneuse, en Suisse, afin de limiter avalanches et glissements de terrain.














