14 mai 2008

PARIS, 14 mai 2008 (AFP). Le sénateur UMP Jean-François Le Grand qui avait mis en avril dernier en cause « l’impartialité » de ses collègues UMP sur le projet de loi OGM a affirmé mercredi qu’il défendait « les intérêts des citoyens » et « pas ceux des grandes firmes ».

« Mon +métier+ de sénateur est de défendre les intérêts des citoyens. Pas ceux des grandes firmes internationales, qui redoutent que la recherche procède à des investigations plus poussées notamment quant au maintien de la diversité des espèces », écrit-il dans un communiqué, publié au lendemain du rejet surprise du projet de loi OGM par l’Assemblée nationale.

« Je ne veux pas que le vivant puisse être breveté comme le souhaiterait certaines firmes (…) je ne veux pas que la nature s’apauvrissse et que seul subsistent sur terre les semences produites par quelques laboratoires », ajoute-t-il.

« J’en appelle à la raison. Oui, la terre est en danger. Non pas certes en danger de mort, mais en danger d’infirmité », assure-t-il. « Il n’est jamais trop tard pour bien faire » et pour « agir en responsable », lance-t-il.

Dans une interview au Monde, M. Le Grand avait dénoncé ceux qui « ont fait main basse sur l’UMP afin de défendre des intérêts mercantiles », qualifiant de « phénoménale » la « force de frappe de Monsanto et des autres semenciers ».