14 mai 2008

PARIS, 14 mai 2008 (AFP). Les responsables de l’agence sanitaire de l’environnement, dont la directrice générale Michèle Froment-Védrine craint la disparition, ont insisté mercredi sur l’apport de l’agence en matière de santé environnementale, un sujet « de plus en plus important ».

Mme Froment-Védrine, dont le deuxième mandat à la tête de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) s’achève vendredi, présentait à la presse le rapport d’activité 2007.

Elle a noté que l’agence a pris la responsabilité en 2007 du dossier de la santé au travail : fixation des valeurs limites d’exposition professionnelle, remplacement des agents chimiques CMR (cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques), tels le formaldéhyde, par des substances neutres, prévention des pathologies professionnelles…

En matière de santé environnementale, l’Afsset travaille sur l’impact des éoliennes, la téléphonie mobile, les nanomatériaux, les fibres minérales artificielles, la qualité de l’air dans les parkings…

Elle est devenue aussi coordinatrice des expertises pour l’application de la directive européenne Reach, qui impose aux industriels de prouver l’absence de danger de leurs produits chimiques avant mise sur le marché.

La directrice générale a insisté sur l’important travail de coordination menée par l’Afsset en tant que tête d’un réseau d’organismes compétents en matière d’évaluation, d’expertise, de recherche et de prévention en santé/environnement ou santé/travail. Elle a d’ailleurs été choisie comme coordinateur d’un projet européen Eranet, mené avec les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, sur l’impact du réchauffement climatique.

Mme Froment-Védrine a regretté les faibles moyens de l’agence avec une subvention de l’Etat stable en dépit de missions « de plus en plus larges » qui obligent à « puiser dans les réserves ».

Interrogée sur la possibilité d’une réforme des agences sanitaires, au nom de la révision des politiques publiques décidée par le gouvernement, Mme Froment-Védrine a estimé qu’il faudrait à tout le moins en envisager « les conséquences ».