RIO DE JANEIRO, 12 mai 2008 (AFP). Des représentants de sept pays sud-américains ont entamé lundi une rencontre de deux jours à Rio pour discuter des moyens de coopérer dans la recherche scientifique en Antarctique.
L’idée de la réunion est « d’évaluer les besoins » des scientifiques sud-américains et d’organiser un programme international de recherches du +continent gelé+, a déclaré le ministre brésilien des Sciences et Technologie, Sergio Rezende.
Une cinquantaine de techniciens d’Argentine, du Brésil, du Chili, d’Equateur, du Pérou, d’Uruguay et du Venezuela participent à la réunion où ils exposeront leur projets et leurs besoins. Ils rédigeront un document final avec des propositions pour développer des formes de coopération.
L’Antarctique est un territoire dont l’occupation est réglementée par le Traité de 1959 et ne peut servir qu’à des fins scientifiques.
Une cinquantaine de bases scientifiques sont installées dans cette région.
Le Chili et l’Argentine sont les pays ayant le plus de moyens déployés dans la région. Ils disposent de navires brise-glace et d’une forte infrastructure.
Les installations du Brésil, sur sa Base Comandante Ferraz qui fonctionne depuis 23 ans, sont plus modestes.
« Nous pourrions utiliser les bases d’autres pays et partager les ressources techniques et financières », a dit le ministre Rezende pour illustrer le type de projets qui seront discutés à Rio.
Le président Luiz Inacio Lula da Silva avait visité la base antarctique brésilienne en février dernier.
« A cette occacion, le président nous a dit que le ministère des Sciences et Technologies devait demander plus d’argent au gouvernement fédéral et que le Brésil devrait travailler en collaboration avec d’autres pays d’Amérique latine », a souligné M. Rezende.
La visite de Lula à la base Comandante Ferraz, située dans la baie de l’Almirantazgo sur l’Ile du Roi George (ou Ile du 25 mai) qui appartient à l’archipel des Shetlands du Sud, avait été qualifiée à l’époque par la présidence de « geste symbolique de soutien aux chercheurs, aux scientifiques et aux militaires qui développent leurs activités dans la base ».














