BRUXELLES, 11 mai 2008 (AFP). Les ampoules électriques pourraient bientôt porter dans une partie de la Belgique une mention « nuit à l’environnement », par analogie avec l’avertissement figurant sur les paquets de cigarettes, a proposé un responsable politique local dans une interview parue dimanche.
« Sur les ampoules et d’autres produits liés à la consommation d’énergie, je souhaite que l’on appose une étiquette, comme pour les paquets de cigarettes, +nuit gravement à l’environnement+ », a dit André Antoine, ministre de l’Energie de la Wallonie francophone (sud de la Belgique) au quotidien La Dernière Heure.
« Visuellement, ce sera plus compréhensible pour tous », se justifie-t-il, disant vouloir « aider (les consommateurs) à mieux acheter ».
André Antoine émet aussi d’autres suggestions, comme l’application de taux de TVA réduits pour les produits respectueux de l’environnement.
En attendant des initiatives à l’échelon européen, « je plaide pour que (pouvoir) fédéral et régions avancent sur plusieurs mesures visant à faire évoluer radicalement les habitudes des consommateurs en matière d’éclairage », a-t-il indiqué.
Il suggère de « décourager la vente des lampes et appareils d’éclairage moins efficaces via, par exemple, un accord volontaire au niveau belge avec les secteurs de la production, de l’importation et de la distribution », ou encore de « réduire le taux de TVA pour les produits utiles à une consommation et une production plus efficace. »
Début juin 2007, la Commission européenne avait annoncé que les fabricants avaient décidé d’éliminer du marché européen les ampoules traditionnelles à incandescence. Les industriels se donnaient huit ans, soit jusqu’à 2015, pour atteindre cet objectif.
L’Irlande veut interdire leur vente dès l’année prochaine et la Grande-Bretagne vise une substitution par des modèles plus économiques pour début 2012. L’Australie et la Californie ont aussi annoncé vouloir y renoncer.














