MARSEILLE, 24 avr 2008 (AFP). Le réseau Sortir du Nucléaire a dénoncé jeudi le placement en garde à vue d’un de ses militants en Provence, Jean Marcon, et s’est élevé contre « une chasse aux militants anti-nucléaires » à deux jours d’une journée d’action pour marquer le 22e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.
« Jean Marcon a été menotté, placé en garde à vue et transféré au commissariat de Manosque » (Alpes-de-Haute-Provence), a déclaré à l’AFP le porte-parole du réseau Stéphane Lhomme. « Son appartement a été laissé dans un état déplorable par la police ».
Selon M. Lhomme, M. Marcon auquel il est reproché une utilisation abusive des insignes de la République sur un tract humoristique a été interpellé à son domicile à Pertuis (Vaucluse) mercredi en fin de journée.
« Le prétexte est la diffusion d’un tract dénonçant la construction en cours du réacteur Iter à Cadarache » (Bouches-du-Rhône) utilisant notamment le sceau de la République et dont l’association Médiane présidée par M. Marcon assure ne pas en être l’auteur.
L’épouse de M. Marcon a également été convoquée au commissariat de Manosque jeudi matin, selon M. Lhomme. Aucune confirmation n’était disponible dans l’immédiat auprès du commissariat.
M. Lhomme avait lui-même été placé en garde à vue le 25 mars au siège de la Direction de la surveillance du territoire (DST) dans le cadre d’une enquête sur un document classé « confidentiel défense » que s’était procuré le réseau dont il ressortait que les réacteurs de type EPR n’étaient pas conçus pour résister au choc d’un avion de ligne.
« A-t-on encore le droit de ne pas être pour le nucléaire en France? », s’est interrogé M. Lhomme. Selon le réseau, « cette inquiétante dérive est à mettre en regard de l’obsession pronucléaire de M. Sarkozy et de ses efforts pour vendre du nucléaire à des dictatures (Lybie, Chine, etc) ».














