LONDRES, 22 avr 2008 (AFP). Le gouvernement écossais a refusé le permis de construire d’un parc éolien sur l’île de Lewis (nord de l’Ecosse), qui devait être l’un des plus importants d’Europe, car il aurait eu un « impact négatif significatif » sur un site abritant des espèces d’oiseaux menacées.
« Le projet de ferme éolienne de Lewis Windpower à Barvas Moor sur l’île de Lewis a été rejeté car il est incompatible avec la législation européenne », a indiqué l’exécutif écossais dans un communiqué.
Selon le ministre écossais à l’Energie Jim Mather, la ferme éolienne –qui devait compter jusqu’à 181 turbines– aurait eu un « impact négatif significatif sur la zone spéciale de protection des tourbières de Lewis ».
Cette zone, située au nord de la plus grande île de l’archipel des Hébrides extérieures, a été établie par une directive de l’Union européenne pour sauvegarder plusieurs espèces (aigle royal, faucon émerillon, plongeon catmarin, pluvier fauve, bécasseau variable et chevalier aboyeur).
Le directeur de la Société royale de protection des oiseaux (RSPB) en Ecosse Stuart Housden a salué une décision « fort admirable ».
Mais Lewis Windpower, société commune à parité de la société d’ingéniérie Amec et British energy renewables, s’est dit « amèrement déçu » et « examinera la décision du gouvernement en détails avant de déterminer sa prochaine action ».
La ferme éolienne, qui devait être à l’origine composée de 234 turbines, devait entrer en fonction après 3 à 4 ans de construction. Avec une capacité potentielle de production de 650 MW, elle devait contribuer en 2010 à hauteur de 6% à l’objectif du Royaume-Uni en matière d’énergie renouvelable, et plus de 36% à l’objectif du gouvernement écossais.














