21 avril 2008

OSLO, 21 avr 2008 (AFP). Les mécanismes de développement propre (MDP), un outil prévu par le protocole de Kyoto, ont permis d’éviter à ce jour 135 millions de tonnes d’équivalent CO2, a indiqué lundi le bureau norvégien de certification Det Norske Veritas (DNV).

Le MDP donne aux pays industrialisés et à leurs entreprises la possibilité de financer des projets qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays en voie de développement, l’investisseur obtenant en contrepartie des crédits d’émissions.

Le 1.000e projet vient d’être certifié en Inde, a annoncé DNV, l’un des principaux organismes de certification au monde, dans un communiqué.

« Les projets MDP ont jusqu’à présent généré plus de 135 millions d’unités de réduction certifiée des émissions (URCE, chaque unité équivalant à une tonne de dioxyde de carbone) », a précisé DNV.

« Le mécanisme devrait, selon les attentes actuelles, générer plus de 2,7 milliards d’URCE au cours de la première phase du protocole de Kyoto », c’est-à-dire entre 2008 et 2012, ajoute le communiqué.

A titre de comparaison, la Norvège, pays hôte de DNV, a émis 53,7 millions de tonnes équivalent CO2 l’an dernier.

Les projets MDP, qui ont jusqu’à présent bénéficié essentiellement à la Chine et à l’Inde, ne sont toutefois pas dénués de controverses.

Selon les critiques, certains projets de barrages hydrauliques en Chine ont par exemple été homologués alors même que les installations étaient déjà construites ou à un stade avancé de leur construction, laissant présager leur mise en exploitation en dehors du cadre des MDP.

« Il y a toujours une chance pour que des erreurs soient faites. Mais les critères (d’homologation) ont été graduellement durcis », a déclaré à l’AFP Luc Larmuseau, un haut responsable de DNV.