JAKARTA, 21 avr 2008 (AFP). Greenpeace a appelé lundi à un moratoire sur les extensions des plantations de palmiers à huile dans les zones boisées d’Indonésie, en affirmant que la hausse de la demande mondiale en huile de palme provoquait des catastrophes écologiques.
« Etant donné la nature urgente de la crise, la seule solution pour le climat mondial, pour l’environnement régional, pour la vie sauvage et les populations dépendant de la forêt (…) est un moratoire sur l’extension de l’huile de palme dans les forêts humides et les zones de tourbières », a indiqué l’organisation dans un communiqué.
Greenpeace a accusé le géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever, un des plus gros consommateurs mondiaux d’huile de palme, de contribuer à la destruction d’immenses zones boisées sur l’île de Bornéo.
L’Indonésie a dépassé la Malaisie pour devenir le premier producteur mondial de ce produit utilisé notamment dans la margarine, le rouge à lèvres, les crèmes glacées, les shampooings, les barres chocolatées ou les biocarburants.
Ces dernières années, Jakarta a délivré sans compter des autorisations d’exploitation de palmiers à huile et les plantations continuent à gagner du terrain au détriment des forêts tropicales.
Mais la déforestation, surtout de zones sur tourbières, un écosystème très spécial composé d’une accumulation de matières organiques, conduit à libérer d’énormes quantités de carbone.
L’Indonésie est devenu pour cette raison le 3ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre (GES), juste derrière les Etats-Unis et la Chine.














