ROME, 18 avr 2008 (AFP). Le gratin mondial de l’énergie, dont les ministres du Pétrole des principaux pays de l’Opep et les PDG des majors, seront réunis de dimanche à mardi à Rome pour le Forum international de l’Energie (IEF), sur fond de flambée des prix de l’or noir et de ralentissement économique.
« Plus de 500 délégués comprenant des ministres, représentants des institutions internationales, dirigeants des plus grandes entreprises du secteur » feront « le point sur la situation » énergétique, indique un communiqué de l’organisation de l’IEF.
Pendant trois jours de conférence, les intervenants discuteront notamment de l’accès aux ressources énergétiques, de la sécurité des approvisionnements, du manque d’investissements et des énergies renouvelables.
Parmi les intervenants figurent plusieurs ministres de l’Energie de pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont le chef de file du cartel, le Saoudien Ali al-Nouaïmi, mais aussi l’Emirati Mohammad Ben Zaën al-Hameli, le Qatari Abdallah al-Attiyah, le Vénézuélien Rafael Ramirez, le Nigérian Odein Ajumogobia, l’Iranien Gholamhossein Nozari ou le président de la compagnie nationale libyenne de Pétrole, Choukri Ghanem, qui tient lieu de ministre.
Le secrétaire général de l’Opep, Abdallah el-Badri, sera présent de même que Nobuo Tanaka, directeur de l’Agence internationale de l’énergie, qui défend les intérêts énergétiques des pays industrialisés.
Malgré la nouvelle poussée de fièvre des cours pétroliers, qui ont dépassé 115 dollars par baril jeudi pour la première fois, l’Opep devrait rejeter les appels des pays consommateurs en faveur d’une augmentation de sa production.
Gholamhossein Nozari a répété mercredi le message du cartel, à savoir que la montée des prix n’était pas due à une insuffisance de l’offre mais à « d’autres conditions sur le marché », notamment à la spéculation.
Chez les producteurs hors Opep, la Russie et la Norvège seront représentées par leur ministre de l’Energie respectif, Viktor Khristenko et Aslaug Haga.
Du côté des majors, le PDG de l’anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell Jeroen van der Veer, ceux des italiennes Eni (Paolo Scaroni), Enel (Fulvio Conti), de la française Total (Christophe de Margerie), de la chinoise Sinopec (Liu Yan) ou de l’algérienne Sonatrach (Mohammed Meziane) participeront aux débats.
Parmi les personnalités politiques, le président du Conseil italien Romano Prodi, le ministre des Affaires étrangères Massimo D’Alema et le ministre français de l’Ecologie Jean-Louis Borloo seront également présents.














