9 avril 2008

CHARTRES, 9 avr 2008 (AFP). José Bové, le leader alter mondialiste, a estimé mercredi à Chartres (Eure-et-Loir), qu’en instaurant un « délit de fauchage », les députés avaient instauré « un nouveau délit d’opinion ».

L’Assemblée nationale a entériné dans la soirée de mardi un « délit de fauchage » passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende, portée à 3 ans et 150.000 euros lorsque les contrevenants s’attaquent à une parcelle de recherche, au terme d’un vif débat dans l’hémicycle.

Ce vote conduit « l’instauration d’un nouveau délit d’exception et d’opinion », a dénoncé M. Bové en marge du procès de 58 faucheurs anti-OGM à Chartres.

Il a fait valoir que les faucheurs « pouvaient déjà être poursuivis. Les procès successifs l’ont montré », ajoutant: « Je considère que c’est une manoeuvre politique dangereuse de la part des parlementaires d’avoir instauré ce délit spécifique ».

José Bové parle d' »une vengeance par rapport au moratoire sur les OGM ».