BANGKOK, 4 avr 2008 (AFP). Plus de 160 pays se sont mis d’accord vendredi à Bangkok pour examiner les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provoquées par les voyages aériens et maritimes, dans le cadre de la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.
Les Etats signataires du Protocole de Kyoto, réunis sous l’égide des Nations unies en Thaïlande, ont approuvé par consensus une déclaration promettant d’explorer la possibilité de limiter ou de réduire les émissions de GES relâchées dans l’atmosphère par les avions et les bateaux.
L’industrie du transport mondial représente environ 3% des émissions de GES, mais les voyages aériens et maritimes avaient été exclus des réductions d’émissions promises par les pays industrialisés dans le cadre du Protocole de Kyoto.
La déclaration de Bangkok indique que les parties signataires de Kyoto examineront “comment les méthodes pour limiter ou réduire les émissions” polluantes du transport aérien et maritime peuvent être utilisées “comme un moyen d’atteindre leurs objectifs de réduction d’émissions”.
La Norvège et l’Union européenne ont été à l’avant-garde des appels à inclure les voyages aériens et maritimes dans les objectifs de réduction d’émissions de tout accord mondial.
Des défenseurs de l’environnement ont toutefois indiqué que certains pays, comme Singapour et l’Australie, avaient cherché à diluer la déclaration de Bangkok en suggérant que l’industrie du transport devait se réguler elle-même.
Des groupes écologistes ont salué le texte sur le transport, tout en déplorant son contenu assez vague et le fait qu’il ne dise pas explicitement que ce secteur sera inclus dans tout accord contraignant.
“La bonne nouvelle, c’est qu’il y figure, mais la mauvaise, c’est que le langage (…) offre une marge d’interprétation”, a dit Marcelo Furtado de Greenpeace Brésil.
“Maintenant, ce que nous devons faire, c’est être vigilants sur la manière dont cette chose se développe”, a-t-il ajouté.
Des négociations se poursuivaient vers 20H45 locales (13H45 GMT) sur une autre déclaration censée fixer un programme de travail en vue de parvenir d’ici fin 2009 à un accord mondial de réduction d’émissions polluantes, censé prendre le relais des premiers engagements de Kyoto qui expirent en 2012.














