28 mars 2008

RENNES, 28 mars 2008 (AFP). L’association écologiste Greenpeace a dénoncé vendredi dans un communiqué de « nombreuses malfaçons » sur le chantier du réacteur nucléaire de troisième génération EPR à Flamanville (Manche) en publiant un courrier de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

« L’ASN dresse une longue liste de malfaçons et met en demeure le directeur de l’aménagement du site EDF de prendre des mesures correctives sous un délai d’un mois », a indiqué Greenpeace dans un communiqué, joignant une copie d’une lettre de l’ASN du 12 mars.

Dans ce courrier, l’autorité de sûreté nucléaire fait la synthèse d’une inspection du 5 mars sur le chantier du réacteur EPR qui a démarré en décembre.

« Le chantier de Flamanville a à peine commencé qu’il prend déjà la même tournure que celui de l’EPR finlandais », qui a accumulé les déboires, selon Yannick Rousselet, chargé de la campagne Energie de Greenpeace France. L’association réclame l’abandon d’un projet qu’elle juge « inutile et coûteux ».

L’EPR (European Pressurised water Reactor) de Flamanville est le deuxième réacteur de ce type à être construit dans le monde. Le premier chantier, en Finlande, a subi d’importants retards et son exploitation ne devrait pas intervenir avant 2011.

La France espère faire de l’EPR, développé par le groupe nucléaire français Areva et l’allemand Siemens, un succès à l’exportation. Fin novembre, Areva a vendu deux réacteurs de ce type à la Chine, pour huit milliards d’euros avec le combustible, le plus gros contrat de l’histoire du nucléaire civil.

Le groupe est aussi candidat à la construction d’EPR aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.