4 mars 2008

STOCKHOLM, 4 mars 2008 (AFP). Une commission parlementaire suédoise a présenté mardi une série d’objectifs et de mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la Suède, commandé par le gouvernement.

Ce rapport intitulé « Politique climatique de la Suède », rédigé par des députés issus des sept partis siégeant au parlement, doit servir de base à des mesures que proposera le gouvernement de centre-droit plus tard en 2008.

A court terme, entre 2008 et 2012, les émissions de GES de la Suède, pays caractérisé par son engagement en matière de protection de l’environnement, doivent être réduites de 4% par rapport à 1990, maintient la commission, qui estime que « cet objectif sera atteint ».

D’ici à 2020, l’objectif est une réduction de 38% par rapport à 1990, mais ce chiffre se base sur des données « incertaines qui devront être revues prochainement », précisent les auteurs du rapport, qui appellent l’ensemble des pays industrialisés à être ambitieux.

« Les pays industrialisés devraient réduire leurs émissions de CO2 d’au moins 30% d’ici à 2020, par rapport à 1990 », estiment-ils.

Le 23 janvier, la Commission européenne a présenté un plan d’action pour atteindre notamment l’objectif fixé en 2007 d’une réduction des émissions de GES de l’Union européenne (UE) de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990, d’ici à 2020.

Pour que la Suède atteigne l’objectif énoncé pour 2020, le rapport propose plusieurs mesures dont « un renforcement des actions et instruments transsectoriels » et « un abaissement pour l’ensemble de l’UE du plafond des émissions prévu pour les sociétés concernées par le marché d’échange des droits d’émission ».

« D’ici à 2050, les émissions suédoises de GES devraient être inférieures d’au moins 75 à 90% à celles de 1990 », et d’ici la fin du siècle, le niveau des émissions devrait être « proche de zéro », préconise la commission parlementaire.

Cela présuppose « une transformation radicale des systèmes d’énergie et d’autres parties de l’économie » suédoise, selon le rapport qui a été remis mardi au ministre de l’Environnement Andreas Carlgren.