BRUXELLES, 3 mars 2008 (AFP). Le gouvernement français veut étendre le dispositif de bonus-malus mis en place pour les achats de voitures neuves à d’autres produits, a annoncé lundi à Bruxelles le ministre français de l’Environnement, Jean-Louis Borloo.
« Le bonus-malus est une mesure de prix environnementale. Nous allons le faire pour d’autres produits », a-t-il déclaré au cours d’un point de presse à l’issue d’une réunion avec ses collègues de l’UE.
M. Borloo a refusé de dire quels produits seront concernés par ce dispositif. « Vous le saurez dans un mois », a-t-il confié.
Le dispositif pourrait s’appliquer à des produits utilisés dans le bâtiment.
Le bonus-malus dans l’automobile a donné de bon résultats, a-t-il souligné. « Au cours du mois de janvier, nous avons enregistré une baisse de 50% des achats de véhicules émettant plus de 160 grammes de CO2 par kilomètres et une hausse de 34-35% des achats de véhicules émettant moins de 130 g par kilomètres », a-t-il annoncé.
Le parc automobile moyen en France est actuellement composé de véhicules émettant entre 145 et 150 g de CO2/km.
Le malus se déclenche pour l’achat d’un véhicule neuf émettant plus de 160 g de CO2 et le bonus est appliqué pour les voitures neuves dont les émissions polluantes sont inférieures à 130 g de CO2.
Le bonus peut aller jusqu’à 1.000 euros pour les véhicules neufs les moins polluants et le malus jusqu’à 2.600 euros pour les plus polluants.














