BRUXELLES, 3 mars 2008 (AFP). L’Union européenne doit « penser à une architecture financière » afin d’amener des pays comme la Chine et l’Inde à signer et ratifier un accord contraignant sur la lutte contre le réchauffement climatique, a affirmé lundi à Bruxelles le secrétaire exécutif de la convention climatique de l’ONU, Yvo De Boer.
« Mon principal message à l’adresse des membres de l’Union européenne est : commencez à penser à une architecture financière afin d’engager les grands pays en développement comme l’Inde, la Chine et le Brésil à ratifier un accord », a-t-il expliqué lors d’un point de presse après une rencontre avec les ministres de l’environnement de l’UE.
Une réunion internationale est prévue à Copenhague en 2009 avec pour enjeu un nouvel accord pour lutter contre le réchauffement climatique.
A quelques mois de la fin de son mandat, le président George Bush affiche la volonté de parvenir à un accord « global » contre l’effet de serre, qui imposerait aux Etats-Unis et aux économies émergentes des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions polluantes.
Les Etats-Unis avaient jusqu’à présent toujours refusé des objectifs contraignants.
La difficulté réside dans le refus des économies émergentes de se voir imposer les mêmes objectifs que les pays industrialisés.
« Nous avons vu au cours des deux dernière semaines des mouvements significatifs dans la position américaine, spécialement en ce qui concerne les objectifs contraignants », a commenté M. De Boer.
« La question demeure, non seulement pour les Etats-Unis, mais également pour l’Union européenne, de savoir quelle sorte de contre-propositions peuvent être offertes à des pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil », a-t-il ajouté.
« Compte tenu de ce qui a été mis sur la table à Bali, je pense qu’il devra y avoir des différences entre les engagements souscrits par les pays riches et ceux pris par les autres », a-t-il conclu.
La communauté internationale s’est donné, en décembre à Bali, jusqu’à fin 2009 pour définir le futur régime de lutte contre l’effet de serre au-delà de 2012.
L’UE s’est fixé unilatéralement une réduction de 20% de ses émissions d’ici 2020 – et de 30% si un accord international est trouvé – mais elle reste pour l’heure bien isolée.














