Du 28 au 30 septembre se tiendra à Colmar le procès de 61 personnes ayant volontairement fauché des plants de vigne OGM (Organismes Génétiquement Modifiés), l’occasion pour les Jeunes Écologistes de rappeler leur opposition à la culture des OGM en plein champ et la nécessité d’une politique européenne respectant le principe de précaution…

Face à la volonté des grandes firmes agroalimentaires de marchandiser et rationaliser le vivant, les actes de désobéissance civile expriment le rejet des OGM par les citoyens. L’Union Européenne, en autorisant récemment la culture de la pomme de terre Amflora et du maïs MON 863, va pourtant à l’encontre de l’intérêt de toutes et tous.

Inutiles et dangereux, les OGM représentent en effet une triple menace : pour l’environnement, en encourageant l’utilisation des pesticides auxquels ils ont été rendus résistants, pour la sécurité alimentaire mondiale en mettant entre les mains de quelques firmes le monopole des semences, mais aussi pour la santé des consommateurs.

De plus, il est scandaleux que des fonds de recherche publique soient utilisés pour développer des plantes transgéniques dont l’influence sur l’organisme humain ainsi que sur l’ensemble de la biodiversité n’est pas sans conséquences. Les Jeunes Écologistes, opposés à la culture des OGM en plein champ, demandent à l’Union Européenne un moratoire strict sur ces essais irresponsables. Dès aujourd’hui, les pouvoirs publics et les firmes agro-alimentaires doivent abandonner cette vision pseudo-progressiste de l’agriculture et de la viniculture au profit d’un modèle relocalisé, à échelle paysanne, respectueux de l’homme et de l’environnement.