26 octobre 2008

PARIS, 26 oct 2008 (AFP). La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé dimanche sur Europe 1 que les compagnies pétrolières répercutaient « à 87% ou 92% » la baisse des prix du baril, le reste portant sur des éléments comme les transports difficiles à répercuter.

Les pétroliers « ne répercutent pas à 100%, ils répercutent à 87% ou 92% parce qu’il y a des problèmes de prix, en particulier de transport, difficiles à répercuter », a-t-elle expliqué. « Mais pour le reste, la répercussion est intégrale », a déclaré Mme Lagarde.

La ministre a indiqué qu’elle vérifiait tous les vendredis « les courbes de baisse des prix du baril et de baisse des prix à la pompe libellés en euros ». « On est dans un rapport extrêmement étroit », a-t-elle dit.

Mme Lagarde a aussi souligné que le prix du baril avait baissé de 50%, mais exprimé en dollars, tandis que l’euro avait baissé d’environ 25%.

Elle a aussi rappelé que « la TIPP et la TVA servent d’amortisseurs à la hausse et aussi un peu à la baisse ».

Interrogée sur le propos de la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, qui a proposé vendredi de puiser dans le « trésor caché des pétroliers », Mme Lagarde a jugé cela « effroyablement démagogique ».

La ministre a souligné que l’on demande aux pétroliers « d’investir massivement dans les technologies nouvelles et en particulier dans les énergies renouvelables » et que c’est « ce qu’ils font ».